Alliance française : Les ressources humaines au sein du réseau – Entretien avec Claire Balles

Alliance française : Les Ressources Humaines au sein du réseau !

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Alliance française

Claire Balles de la Fondation Alliance française est intervenante dans le cadre du Forum FLE de l’Université Stendhal à Grenoble.

Claire Balles fait le point sur la dimension du réseau, analyse les évolutions du métier de directeur d’Alliance française et conseille aux enseignants FLE de se doter de compétences complémentaires pour pouvoir saisir de nouvelles opportunités lors leur carrière.

Bonjour Claire, pourriez-vous nous donner les chiffres clés du réseau des alliances françaises et des personnes qui y travaillent ?

Le réseau des Alliances françaises compte 996 Alliances présentes sur 137 pays. Cela représente un réseau de 12000 salariés dont 8000 professeurs pour environ 490 000 étudiants. Il faut aussi ajouter à cet effectif les 8 000 membres bénévoles de comités d’administration des Alliances françaises.

Quelles sont les évolutions dans les modes de recrutement que vous observez ?

Tout d’abord, je dois rappeler que la Fondation traite les recrutements Directeurs, chargés de mission pédagogique ou chargés de mission culturelle. Il s’agit de recrutements sous contrats d’expatriation avec le ministère des Affaires étrangères et européennes et nous travaillons en étroite collaboration sur la sélection des candidats.

Je parlerai donc plutôt ici de l’évolution du métier de Directeur d’Alliance française qui face à différents facteurs économiques, sociologiques et culturels a développé de nouvelles facettes.

Ainsi,outre la direction d’établissement et l’encadrement de l’équipe , le directeur doit aussi réaliser des opérations marketing, des partenariats, faire de la levée de fonds avec des entreprises locales. Il peut aussi créer si nécessaire ou gérer une médiathèque, organiser en trouvant des financements une programmation culturelle.

Côté enseignement, quels conseils donneriez-vous à tous ceux qui se lancent dans une carrière FLE ?

En ce qui concerne les enseignants, une solide formation universitaire ainsi qu’un volet TICE semble le plus approprié.

On peut noter aussi qu’il faut encourager la double compétence car l’enseignement pur ne suffit pas d’autant plus quand on connaît la précarité des métiers d’enseignement du FLE.

Aussi associer le FLE au marketing, à la gestion, à l’action culturelle ou aux nouvelles technologies par exemple peut faire la différence sur un CV et permettre aussi de pouvoir retrouver un poste en France plus facilement.

Je conseillerai également de se tenir informé des évolutions en consultant Internet, les réseaux sociaux ou encore les plate-forme d’échanges pédagogiques.

Merci Claire et à bientôt !

Claire Balles est responsable du recrutement réseau et du développement des ressources humaines de la Fondation Alliance française (2011)

Pour plus d’information, voici le lien vers le site de la Fondation Alliance française

Retrouvez aussi notre entretien audio avec Jean-Claude Jacq, Secrétaire général de la fondation Alliance française

  • Santini

    Revenons là encore à des réalités plus proches du terrain qui diffèrent du discours officiel…

    Ce que ne dit pas Claire Balles, qui doit certainement avoir une grande connaissance des réalités et des problématiques du FLE, est que le système de recrutement dans les Alliances est bien souvent à l’inverse de ce que la fondation voudrait nous faire croire. Pour ceux qui y travaillent au quotidien de part le monde, le système de recrutement des Alliances rime bien souvent avec démotivation, frustration et destruction en plein vol de projets de carrière.
    Ma longue expérience dans le réseau culturel du MAE dans des Alliances mais aussi dans des Instituts m’en a apporté quelques preuves affligeantes :

    – 1) le recrutement des directeurs : la plupart d’entre eux sont recrutés sur des critères d’appartenance ou pas à l’EN, leurs connaissances et compétences dans l’enseignement du FLE ne consistant pas en un réel critère de recevabilité. Ils sont là pour 3 ans au maximum et font ce qu’ils veulent pour mettre en place « leur propre marketing » prenant guère en compte les réalisations de leurs prédécesseurs et encore moins l’avis des enseignants sur place (vous savez, ceux qui se démènent au quotidien pour des conditions de travail miséreuses en vacation)

    – 2) le statut de ces directeurs : proprement indécent quant on sait qu’ils bénéficient du statut d’expatrié, d’un très bon salaire, des avantages sociaux maintenus et payés. Tout ceci à mettre en parallèle avec ceux qui travaillent en dessous de lui : les coordinateurs et les enseignants recrutés en statut local, à qui on ne propose de façon assez méprisante que des contrats de vacation à durée indéterminée (sans cotisation retraite, sans cotisation santé et sans revalorisation de leur salaire !!)

    – 3) Le management : plus comptable qu’humain. Peu de directeurs que j’ai côtoyés avaient le strict minimum en compétences de manager. La plupart adoptent des stratégies de gestion du personnel très discutables : rémunération fluctuante des vacataires au prorata de leurs étudiants / mise en concurrence déloyale entre les enseignants diplômés et les pseudos enseignants / syndicalisme inexistant ou réduit à néant / … Et tout ceci avec l’appui de l’attaché culturel de l’Ambassade de France sur place préférant fermer les yeux sur ces conditions de travail malhonnêtes ou plus de façon plus lamentable encore, préférant asseoir ces pratiques avec un certain mépris affiché.

    – 4) La gestion du personnel : les offres d’emploi pour les coordinateurs pédagogiques sont quasiment toutes réservées au VI qui, comme tout le monde le sait, ont bien plus d’expériences que l’ensemble des enseignants sur place qui attendent depuis des années de sortir de la vacation.

    Qu’on se le dise !

  • Olivier ROUX

    Je rebondis sur les propos de Santini du 27 juin dernier, que je trouve faux ou exagés pour plusieurs raisons. Il faut tout d’abord rappeler que chaque Alliance Française est une association de droit local, indépendante et souveraine tant dans ses stratégies de développement que sa politique sociale vis à vis de ses salariés permanants et consultants vacataires. Comme toute association ou entreprise, elles vivent de ce qu’elles produisent, se doivent d’être autonomes et non plus assistées par l’état providence. Il convient donc d’appliquer des techniques de développement qui permettent une certaine forme de rentabilité : vente de cours de français, inscriptions aux certifications DELF / DALF entre autres, établissement d’une programmation culturelle cohérente. Les outils d’aujourd’hui s’appellent marketing, recherche de partenariat, et pilotage budgétaire, car beaucoup de srtuctures sont soumises à la concurrence. La plupart des enseignants vacataires quant à eux portent bien leur nom, et possèdent très souvent un métier à plein titre à côté de leurs activités à l’Alliance, quand ils ne sont pas retraités, et se félicitent de travailler en Alliance. La Direction et le CA se doivent d’être les garants d’une gestion saine basée sur des principes de bonnes gouvernance, au risque de couler le bateau. Ceux qui n’exclue pas, bien au contraire, la redistribution des richesses, par une politique salariale raisonnée, qui peut être établie sur un système de prime sur objectifs. Vous semblez dans vos propos considérer nos amis recrutés locaux comme du menu fretin : gardons-nous de tels propos, et considérons à l’opposé que ce sont les vrais acteurs de leur propres emplois, ils savent très bien que nous autres passons tandis qu’eux resteront de nombreuses années. Voilà pourquoi une politique de formation continue est très largement mise en place dans de nombreux établissemens, afin de consolider leurs compétences et la qualité des services rendus à nos usagers. N’opposons pas les gens entre eux, ni par leur « statut », ni par leur salaire, et raisonnons en bonne intelligence dans l’intérêt commun de la mission qui nous anime tous : diffuser la langue française et promouvoir la diversité des cultures francophones.
    Olivier ROUX – Alliance Française – Madagascar.

  • Jean-Jacques

    A 100% d’accord avec Santini et sidéré par la réponse « lénifiante » du précédent internaute qui n’a certainement pas dû connaître la dure loi de la précarité pour tenir ce genre de propos.

    1- «  » »chaque Alliance Française est une association de droit local, indépendante … se doivent d’être autonomes et non plus assistées par l’état providence. » » » »
    =>> Allons, allons… l’indépendance que vous revendiquez est-elle si exacte quant la plupart des directeurs des grandes Alliances sont nommés systématiquement par le MAE et que le « meneur d’ordre » (formulation ridicule entendue de la bouche d’un de mes anciens directeurs) sur place est bien l’attaché culturel et son service culturel rattaché à l’Ambassade. Vous semblez aussi pointer du doigt la perdition des subventions accordées par l’Etat. Cela est exact en partie car des fonds sont toujours distribués aux Alliances mais pour des besoins pas forcément fondés : cf l’équipement de l’ensemble du réseau des Alliances en TBI. Avouez que ces sommes particulièrement importantes auraient très bien pu être redistribués pour créer des ouvertures des postes et pérénniser ainsi l’emploi des vacataires sur place …

    2- «  » »Il convient donc d’appliquer des techniques de développement … rentabilité … car beaucoup de structures sont soumises à la concurrence. » » » »
    =>> Entièrement d’accord avec vous, c’est même le b.a.-ba dans le management d’un centre culturel. Ce qui l’est moins par contre, c’est la fausse modestie des directeurs qui arrivent bien trop souvent sur place sans connaître ni la langue, ni la culture, ni les habitudes d’apprentissage mais qui se lancent pourtant dans de grands projets de développement avec leurs « idées bien conçues » du développement en omettant l’avis des enseignants sur place (bien souvent vacataires) qui, eux, pourraient certainement apporter une vision plus objective sur le processus d’évolution et donc, de rentabilité de l’Alliance.

    3- «  » »Les outils d’aujourd’hui s’appellent marketing, recherche de partenariat, et pilotage budgétaire » » » »
    =>> Ah, j’ai déjà entendu ça quelque part… Vous avez peut-être oublié les outils essentiels pour un directeur de centre culturel « écoute, valorisation, reconnaissance ». Et oui, comme voulez-vous atteindre la rentabilité que vous visez sans vous occuper des ressources humaines. Sans vouloir revenir sur le message de Santini qui dépeint très bien la situation, je développerai en ce sens ces 3 points face aux réalités du terrain
    * écoute (peu présente, à part pour les mensualisés et les lèche-…)
    * valorisation (peu d’évolution possible, ancienneté non prise en compte, décrochages à répétition sur le salaire, …)
    * reconnaissance (aucune quand on regarde les processus de mensualisation ou de recrutement qui font la part belle aux pseudos-enseignants sans diplôme)
    Essayons de sortir un tant soit peu du management comptable

    4- «  » »La plupart des enseignants vacataires … possèdent … un métier à plein titre à côté … quand ils ne sont pas retraités, et se félicitent de travailler en Alliance. » » » »
    =>> Stupéfiant de lire ça !! Au risque de vous décevoir cher monsieur, je crois savoir que la fondation Alliance française a mis en place une démarche qualité qui sous entend le respect du droit local en matière social, la mise en place d’une politique salariale et des critères transparents d’évolution. Alors, raisonnons un peu. Qui se targuerait de promouvoir une image de qualité avec une équipe constituée de vacataires (tributaire du bon vouloir du directeur) ou de retraités ???

    5- «  » »… et se félicitent de travailler en Alliance. » » » »
    =>> Bien sûr !! ça vous dirait de travailler « Ad vitam æternam » à l’heure, sans prestations sociales, sans retraite, sans droit au chômage, sans garantie sur le salaire et en étant tributaire du bon vouloir du directeur qui a tout pouvoir de « vie ou de mort » sur le renouvellement ou non du contrat ??

    6- «  » »La Direction … les garants d’une gestion saine … au risque de couler le bateau. » » » »
    =>> L’employabilité du personnel, la pérennisation des emplois, ces termes vous disent-ils quelque chose ? Ils appartiennent pourtant à la gestion saine que vous défendez.

    7- «  » »… la redistribution des richesses, par une politique salariale raisonnée, qui peut être établie sur un système de prime sur objectifs. » » » »
    =>> Là encore, je ne vais pas revenir sur le décrochage au prorata des étudiants présents dans la classe qui crée un climat malsain de concurrence entre les enseignants. Je ne vais pas non plus évoquer le recrutement courant des coordinateurs pédagogiques en VI au détriment de l’équipe en place … Sans oublier, la non prise en compte de l’investissement pédagogique des enseignants qui ne récoltent pas grand chose de leurs efforts.

    8- «  » » »ils savent très bien que nous autres passons tandis qu’eux resteront de nombreuses années. «  » » »
    =>> Exact mais vous, vous passez avec un statut d’expatrié qui sera systématiquement renouvelé lors de vos prochains postes alors que les enseignants sur place resteront malgré eux « conditionnés » dans la précarité…. Employer un enseignant de FLE formé et expérimenté sous un contrat de vacation pour un maigre salaire, c’est nier son passé, son droit à aspirer à une vie meilleure, son implication dans la diffusion du français à l’étranger.

    9- «  » » » N’opposons pas les gens entre eux, ni par leur « statut », ni par leur salaire, et raisonnons en bonne intelligence dans l’intérêt commun de la mission qui nous anime tous : diffuser la langue française et promouvoir la diversité des cultures francophones. » » » »
    =>> C’est facile de dire ça quand on est du bon côté de la barrière. Nous défendons effectivement la même cause mais les écarts entre les conditions de travail sont trop vastes pour qu’on puisse considérer « l’intérêt commun de la mission ». Ce n’est nullement une querelle de clocher. Les vacataires du FLE en ont juste marre d’entendre toujours les mêmes qui encensent le réseau culturel alors que la situation est dramatique dans plusieurs pays (un petit tour sur google vous ouvrira peut-être les yeux ». L’omerta sur la précarité du réseau culturel mise sous silence par les services culturels des ambassades devient insupportable pour beaucoup d’entre nous.
    A bon entendeur !!

  • Aurélia Caré

    Est-il possible d’avoir un de vos contacts pour des questions sur les emplois possibles à l’AF en tant que Chargée de missions activités culturelles? Qui contacter? Comment s’y prendre?
    Je vous remercie par avance.

  • étienne

    A Santini, Olivier et Jean-Jacques,
    Personne ne détient la vérité!!! J’ai vécu 13 années dans 4 pays différents et j’ai goûté à l’ensemble des statuts: expatrié et local!!!! école française, institut et alliance!!!! Si j’ai eu la chance d’obtenir un contrat d’expatrié en tant que VSNA dès la fin de l’EN, j’ai dû attendre 6 ans avant d’obtenir un poste de Directeur d’Alliance expatrié!!! Entre temps, j’avais fait un contrat local dans un lycée français payé des roupi de sansonnets et payé de ma poche, à 100 pour 100, plusieurs stages à l’AF de Paris à, à la louche, 400 euros la semaine TTC!!! Alors, patience, investissement et… et compétences sont les trois mamelles de ….!!!! J’ai 50 ans et je viens de passer avec mention un master 2 de FLE…. Je postule à des postes de directeur depuis 5 ans et j’attends la lettre du MAE qui me convoquera pour …!!! Ce que je veux dire, c’est que tout le monde pour arriver à déccrocher LE POSTE!!!! Mais cela ne tombe pas tout cru dans l’bec!!!! Alors, les plaigneux et Cie, arrêtez vos jérémiades… et présentez le meilleur CV possible!!!

    • Mike Krön

      vous avez le sens de l’humour, vous!

  • Jean-Jacques

    … et présentez le meilleur CV possible. Non, sans blague, vous y croyez encore quand tout est affaire de copinage. Allons, un peu d’esprit quand même.

  • Guilhem

    Je dirige une petite Alliance depuis quelques temps et il est vai que la situation n’est pas rose. A en croire les discours officiels, le français progresse partout, le réseau affiche une vitalité formidable… mais les conditions matérielles des offres d’emploi que l’on trouve sur fle.fr et autres sites sont inquiétantes : 500 EUR par mois ici pour 30h de cours (Mexique), 150 EUR là pour 15h de cours (Ukraine)… Et bien entendu, billets d’avion et assurance à la charge de l’enseignant.
    Le réseau des petites Alliances, de moins en moins supporté par le MAE (baisse constante des crédits alloués, mais peut-on leur en vouloir ?) semble ne plus fonctionner que sur quelques rares passionnés qui ne comptent pas le temps et l’argent, qui manque cruellement aux Alliances sommées de se dépêcher de devenir autonomes. Budget culturel zéro, budget marketing zéro, budget formation continue zéro : on nous demande de faire des miracles avec des bouts de ficelle. Et les mécènes ne courent pas les rues dans les Alliances de province. On se pose tous les jours la question : comment continuer à faire valoir le prestige Alliance française tout en coupant au maximum dans toutes les dépenses ?
    Combien de temps encore des enseignants de formation accepteront-ils de travailler sous-payés ? La passion du métier dure un temps. Je vois autour de moi des reconversions : untel passe le Toefl parce que l’anglais rapporte davantage. Tel autre part travailler pour un centre privé concurrent qui paye mieux. Or les étudiants n’aiment pas les changements à répétition de professeurs. Faut-il rappeler que l’apprentissage des langues demande un temps long et une relation de confiance ? Impossible avec des stagiaires qui restent trois ou six mois et se suivent à la queue-leu-leu.
    Et pourtant, on s’attache à la dolce vita des petites Alliances : soirées gastronomiques entre amis, étudiants sympathiques, quelques rares (de plus en plus rares) vraies manifestations culturelles de qualité, proximité complice entre les 4-5 personnes qui composent l’équipe. Un authentique milieu associatif, auquel on s’attache d’autant plus qu’on en voit venir la fin. Au profit des grosses « boîtes à fric » subventionnées des capitales.

  • Elisabeth

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec santini. Ayant travaillé en alliance française pendant 7 ans en Australie, la précarité est une réalité. J’étais sidérée de voir des ‘pseudo profs’ recrutés’ sans formation FLE et qui prétendaient au même salaire que des enseignants diplômés avec plus de 10 ans d’expérience. Par conséquence, j’ai choisi de sortir de ce système pour enseigner dans le système scolaire australien qui allait me permettre non seulement de travailler à plein temps, d’obtenir un revenu régulier avec des congés payé et me permettre de sortir de cette précarité. Chacun peut avoir une expérience très différente au sein d’une alliance française . Je me dénigre pas son utilité à l’étranger car j’y ai obtenu une experience très enrichissante mais en tant qu’enseignante de FLE, l’alliance est un tremplin et non une finalité.

  • Elisabeth

    Et j’aimerais ajouter que ne pas se sentir valoriser après tant d’année de services est vraiment un problème. Les meilleurs profs qui maitrisent l’anglais et qui decident de passer l’equivalence de diplomes, partent de l’alliance pour obtenir de très bons postes dans des écoles privés prestigieuses.

    Il serait bien de commencer à dire la vérité sur le FLE à l’étranger. Un très bon cv ne suffit pas quand on a aucune connaissance du marché.

  • Pascaline

    Même constat autour de mois. De mon côté, j’ai enseigné dans une des plus grosses alliances d’Asie et je me suis heurtée à une politique des ressources humaines incohérente: on choisit de recruter des enseignants diplômés de France mais une fois sur place, on n’est pas en mesure de leur offrir un minimum horaire permettant de vivre décemment alors que dans le même temps, on confie un maximum d’heures à des vacataires non diplômés.

    Pourquoi exiger une formation bac +5 si l’on pense qu’une formation Bac + 1 mois,sur le modèle du TESOL, ferait l’affaire?

  • Olivia

    Il n’y a pas qu’à l’étranger et qu’à l’Alliance française que le statut de prof de FLE est précaire. En France, aussi, et en plus, on nous traite souvent comme si nous étions des sous-profs, incapables de faire autre chose alors que nombre d’entre nous ont un double cursus.
    Que penser des Alliances qui ne fournissent pas un temps plein à leurs enseignants mais qui leur font signer un contrat d’exclusivité, les empêchant ainsi de gagner leur vie ailleurs pour compléter leurs revenus.

  • Didier van den Brule

    Professeur FLE sous contrat local et 18 ans directeur local d’une AF ayant vécu la double morale de l’AF de Paris, des ambassades et du Ministère des Affaires Etrangères et donc maintenant sans retraite française, je pense qu’il serait bon de réunir tous les directeurs locaux ayant eu les mêmes problèmes afin de s’organiser légalement et faire pression sur les organismes compétents.
    Didier van den Brule
    dvandenbrule@gmail.com
    Tel 502-7767 0660
    Quetzaltenango, Guatemala

  • Adrienne

    Bonjour, Je m’appelle Adrienne Sion. Je suis gerant de l’entreprise ALBION VOYAGES. Je travail avec les agents Américains dans le secteur du tourism et transport en Normandie. J’ai une demande particulier d’une Americaine qui viendra en Normandie en Avril 2015. Elle cherche des cours de Français tous les jours pendant une semaine. Elle souhaiterait des demi journee de cours particuliers ou en collectivité. Elle a une qurentaine d’années et restera à Caen pendant cette period. La reste du journee, elle visitera la ville et les sites tourisitiques.
    Je suis a la recherche d’un cours pour ce client.
    Vous pouvez me contacter au 06.80.28.65.61 ouu info@albion-voyages.fr
    Sincèrement,
    Adrienne O’Donoghue Sion
    Albion Voyages

  • Didier

    Le travail précaire et CDD mensuels (!!!!) à l’Alliance Française de Strasbourg…(j’en ai récolté 50 !)

  • Paul

    Par contre les directeurs (payés par l’état) sont incroyablement bien payés : le fils d’un copain touche 5000€/mois (amerique latine+logement de fonction qu’il sous-loue + autres privilèges). Ici 7500€/moi pour un poste aux USA: https://www.glassdoor.fr/salaire/Alliance-Francaise-New-Orleans-Salaires-EI_IE358567.0,18_IL.19,30_IM612.htm

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