La question des conditions de travail et de la rémunération FLE

« Les conditions de travail FLE, la rémunération FLE ».

Le sujet est important.

Le Café du FLE souhaite apporter des solutions à celles et ceux qui veulent exercer leur métier d’enseignant avec un bon niveau de vie.

Pour commencer, une question :

Selon vous, qu’est ce que l’on pourrait améliorer ?

  • Julie

    Les salaires sont très bas. Et surtout il faudrait titulariser les vacataires. Avec un tel niveau d’études (Bac + 4, Bac + 5), il serait normal d’avoir accès à un CDI.

  • Philippe

    Lorsque l’on est directeur d’une école, on ne peut pas titulariser l’ensemble des enseignants. Dans l’enseignement des langues, il y a des saisons hautes et des saisons basses. Donc il y a des forcément des contrats de vacataires. Après, c’est vrai que concernant le montant des salaires, c’est très variable et pas toujours facile pour les profs.

  • Nathalie

    Les profs de physique, d’histoire-géo, de maths, de sport… passent le CAPES et ont un emploi très stable, des vacances, une rémunération de l’heure enseignée plus élevée que nous. A quand un CAPES pour le FLE ?

  • Gwen

    Francis Le Nizet, conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger a publié le témoignage d’un enseignant FLE sur son blog en 2008 :
    http://nizet-afe.typepad.fr/weblog/2008/01/tmoignage-dun-p.html

  • Evelyne

    Les salaires sont ridiculement bas pour le niveau de compétence demandé. Comme la plupart des contrats sont des CDD les profs FLE sont dans la précarité. Il serait bon de la faire savoir mais surtout d’y remédier. Mais que faire quand on est isolés dans des écoles privées qui en majorité se soucient plus de profits que de bien payer leurs salariés.

  • Bernard

    Il faut que le salaire soit basé sur les résultats obtenus et rien d’autre. A quoi bon prétendre à un emploi en CDI avec un salaire correct si on est médiocre.

  • Jean-Jacques

    1) Merci à Philippe de reconnaître que la précarité peut être synonyme de mal être chez les vacataires. C’est plutôt rare chez un bon nombre de directeurs qui banalisent la précarité en affirmant « sans coup férir » que ça tombe tout naturellement sous le sens !!!

    2) Pour Nathalie : Au risque de vous décevoir, le CAPES de FLE n’existera jamais !! C’est une volonté bien affichée des acteurs de l’éducation nationale et des universités de ne pas promouvoir à sa juste valeur cette formation universitaire.

    C’est d’autant plus rageant que la logique voudrait au contraire que l’on soutienne et promeuve ce diplôme (comme le font les Anglais avec le ESL ou les Espagnols avec le DELE) qui pourrait avoir des retombées culturelles mais aussi économiques. Comment voulez-vous que des enseignants recrutés en vacation sans espoir d’évolution puissent promouvoir diligemment leur pays quand ce dernier les laisse dans la précarité !!!

    D’autre part, il est également navrant de constater qu’un bon nombre d’universités françaises proposant la formation longue en FLE (licence/Master) se soient jetées dans la mise en place de formations courtes type DU qu’ils vendent au même titre que leurs masters !!! Des DU mais aussi des diplômes mis en place localement à l’étranger avec l’appui de l’université qui doit certainement fermer les yeux sur les compétences simili-avérées des formateurs dispensant les cours. Un petit tour sur l’université du Maine et son diplôme en Asie en dit assez long sur ce point.

  • passionenseignement

    J’ai obtenu mon Master 2 Fle avec mention et de très bons résultats. Cela au prix de grands sacrifices. J’ai beaucoup travaillé et j’ai quand même fait 2 mémoires costauds (en M1 et en M2) ! On m’avait dit: sois diplômé, réussis à l’école et tu réussiras ta vie professionnelle !!! J’adore le Fle et l’enseignement, mais je pense que j’ai perdu tant d’années pour aujourd’hui avoir une vie totalement précaire ! J’ai travaillé en Chine en contrat et salaire locaux, je vous laisse imaginer… Et bien sûr, je me suis payée mon billet d’avion pour aller travailler. Quelle galère ! En France, ces années de boulot ne comptent pas et nous n’avons pas droit à la sécu so à notre retour. Mais les salaires locaux de 350€ par mois ne permettent pas de cotiser pour la Caisse des Français expatriés. Pourquoi tant de négligence envers les professionnels du Fle? Mes étudiants chinois qui sont en France maintenant, consomment, payent leurs études à prix fort, voyagent en France… On participe à la croissance française et, nous sommes diffuseur de l’image de la France à l’étranger! Pourquoi la France ne nous considèrent pas?
    Le Fle c’est ça, soyez très compétent mais en échange vous n’aurez pas de vie, pas d’enfant, pas de perspective d’avenir et vous ne pourrez même pas vous loger !
    Si j’avais su, jamais je n’aurais perdu du temps à faire ces études. Quel regret ! Pour quelle vie ! Pourquoi l’université vend des diplômes qui n’amènent pas d’avenir ? C’est une honte !
    Je suis désespérée et ne sais pas quoi faire pour améliorer ma situation actuelle.

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